L'enfant perdu

L'enfant perdu
C'est l'Histoire... ... C'est l'histoire d'un enfant désenchanté par sa vie. Mais par où commencer? Du jour où il est né, ou bien de celui où il crut mourir? Etait-ce un rêve au fait?
C'est l'histoire de l'enfant perdu, celui-là même qui croyait échapper à ses pensées. Vous savez, il n'est pas triste, comme on s'y attendrait. Cependant, le bonheur file entre ses doigts aussi surement que la mer se retire de la plage. Simplement, il ne trouve pas sa place dans votre monde. Perdu dans son imaginaire, égaré dans ses rêves, semé sur Terre et déchu des cieux. Aucun de ses sanglots ne peut étouffer sa complainte.
"Mais quel sens a la vie", murmure-t-il.
"Je ne sais... Fais comme moi, cherche-le".
Alors il me parle de Lune, de Soleil, d'anges et... d'avenir. Mais quel avenir? Certainement pas le sien, car il est déjà souvenir, il est autant brume que nuage : il induit le doute, désormais on le craint pour ce qu'il incarne; son coeur est fait de larmes, il n'est rien, plus rien, par choix... Oui, ce sont ses larmes qui l'ont changé, pauvre enfant égaré. Les nuages ne sont jamais tempête.

Il se demande ce que sont les étoiles, moi-même je l'ignore. Un savant m'a dit qu'elles sont réactions, un poète m'a dit qu'elles sont l'espoir, la vie. Alors qui croire? Suis-je blanc ou noir?
A présent l'enfant perdu saigne. Il hésite à se chercher, il hésite à mourir égaré. Puisqu'il n'y a pas de sens à la vie, peut-il y en avoir un à la mort? L'enfant l'ignore, il se noit de peine, il étouffe ses cris, embrasse sa fin.
Si triste, si jeune.. Si triste...
Maintenant que je regrette l'enfant perdu, je me dis qu'on a de la chance. Il m'a fait comprendre que la vie nous donne des opportunités, nous donne des choix qu'il faut assumer. Après tout, on est libre en dépit des contraintes. Les ailes d'un aigle le rendraient-il moins esclave que toi ?

Il me glisse un adieu, un son creux dans une oreille creuse. Le froid empoisonne ma main, me brûle et m'étreint. Hum... le froid? Hum... non... juste sa main. "Ne pars pas, s'il-te-plait, gamin. J'ai peur tout seul". Une larme roule sur sa joue. Une larme roule sur mon c½ur. "Nous reverrons-nous demain?". Lentement, inexorablement, sa tête se déplace à droite. Ses grands yeux blessés par la réalité se ferment. Puis sa tête retombe. Course folle d'un être abandonné. Un instant durant, j'ai cru... Et il achève d'exprimer que non... Hurlement tu. Un refus sans appel. Douleur qu'il me faut accepter. Une peine de plus à supporter...
Je refuse, je me révolte : il n'est pas trop tard ! Lutte, gamin, tiens bon, je serai toujours là... Cuisante incertitude et puissante impuissance... Tous deux on comprend que ce n'est pas vrai. Des gens meurent. La vie est ... équitable.
Jamais il ne s'est apitoyé sur son sort, il assume ses choix, il accepte même de dormir. Comment pourrai-je le désapprouver? Persévère... je t'en prie.
Trop tard.
La nuit l'a emporté lorsque la tristesse a conquis mon âme.
Souffrance inutile et désillusion.
Désillusion et...
...mort.

L'enfant perdu n'est plus. Je sais où il est. Mais l'ai-je pour autant retrouvé ?

Un fil de lumière perce les ténèbres. Merci, Lune, de m'éclairer, de me sourire et d'aimer.
Suis-je amoureux, Lune?
...
Et... Je me réveille. Désarroi et prise de conscience.
L'enfant perdu n'est plus car je suis l'enfant perdu.
Il est mort parce que j'ai cessé de croire en lui.
Il revit parce que je l'ai de nouveau perdu.

"Aucun adieu entre nous deux n'est éternel,
mon vieil ami..."
# Posté le samedi 12 avril 2008 17:17
Modifié le lundi 14 avril 2008 08:06

Concours : "Le Printemps Des Poètes"

Désillusion


C'est mon Utopia, mon aventure,
Un rivage sans nul autre pareil,
Une histoire mêlant or et azur,
Qui relate l'essence du Soleil


On s'étreint dans une plaine pastel ;
Des nuages s'éveillent, on est au printemps.
Petit poète, perdu, à présent
Et happé par ce néant qui l'appelle.


La mort nuit au jour et à ma douleur :
Un rêve parvient à me corrompre
Mais parce qu'il neige tant sur mon c½ur
De tous ces pleurs, il risque de rompre !


Mû par un terrible serment de l'âme,
Mon amour en te voyant s'enflamme
Car cet intime éclat tinté de parme
Braverait les cieux malgré les larmes.


Alors que je vis, voici que je nais,
Parti pour enfin tout avouer...


ŁαmβэהŦ
# Posté le mercredi 05 mars 2008 15:32
Modifié le mardi 01 avril 2008 10:32

Préface à "Songes et Pénombre" de Lambert Rosique




Songes et Pénombre




Ce long songe s'étale
En tout autant de vers
Que pénombre avale,
Et que lumière éclaire...



Lambert Rosique
# Posté le mardi 18 septembre 2007 16:02

mon 31eme poème

Naufrage


Désillusion sur toi je m'appitoie
Comme souveraine de mon triste coeur;
Un calme qui ne repose plus en moi
Mais me relève et m'étreint loin des pleurs.

Les caprices d'une vie m'atteigneraient-ils?
D'un labyrinthe je remonte le fil;
Espérant la chance, croire est en vue:
L'être que je fus lentement évolue,
Sous le martellement de la pluie du temps,
Plus avant, bravant nuits, peurs et ouragans.

De la connaissance naitra-t-il un amour?
Et de cette peur qui toujours me tenaille,
Verrais-je s'enfuir la nuit pour naitre le jour?

Arborant fièrement quelque médaille,
Vestige passé, futur présent d'un enfant
Qui s'échoua tel un aigle aux ailes d'argent...


ŁαmβэהŦ
# Posté le mardi 18 septembre 2007 15:55

mon 30eme poème

Départ


Me voici perdu dans cet univers
Nos épées dressées dans cette épopée

Le vent porte mon corps, porte mon coeur
Douloureux adieux à toi qui m'étreins
Tendre aveux de ces douleurs
Savoir que je ne reviendrai demain.

Surgit la nuit, fond sur moi l'ennemi
Je me refuse à quitter ce réel
A mourir aujourd'hui sous ce ciel
Alors que, poignardé, je tombe déjà dans l'oublie,
La fumée saignant mes poumons,
Je souffre plus de n'avoir le temps
Encore baigné par le soleil couchant
Mes cendres empliront tous les vallons.
Ainsi je m'en vais, je m'envole,
Laissant choir ici mon ancien rôle
Qui, jadis forgeait ma gloire.
Et s'amplifient vos peines à venir,
Une fée qui ne peut me guérir...


ŁαmβэהŦ
# Posté le mardi 18 septembre 2007 15:48